Hey, tu savais que tu étais trompé?

Avec l’argent de nos impôts, le gouvernement belge dit soutenir les petits agriculteurs pour lutter contre la faim… mais, en réalité, à travers sa participation à la Banque mondiale, il fait le contraire ! Il favorise l’expropriation des paysans et les multinationales.

La Banque mondiale trompe les paysans !
La Banque mondiale nous trompe !

Demandez à la Belgique de revoir sa participation à la Banque mondiale !

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Merci !

Avec votre soutien, nous pouvons faire bouger les choses. Parlez-en autour de vous car, ensemble, on est plus forts !
  1. Choisissez une belle paire de cornes de cocu pour vos amis parmi les propositions et envoyez-la via Facebook.

    Ils sont trompés mais, comme vous, ils peuvent aussi agir !

  2. Partagez le site ou le spot de campagne avec vos connaissances.

Problématique

La Banque mondiale a pour mission de lutter contre la pauvreté. Dans le secteur agricole, elle affirme soutenir l’agriculture familiale mais, en réalité, son soutien va principalement à des entreprises mettant en œuvre des giga projets agricoles qui mettent la pression sur les terres, l’eau et les forêts et privilégient l’agriculture intensive, aux dépens des droits des communautés locales. Finalement, elle agit en totale contradiction avec sa mission.

La Belgique aussi affirme soutenir l’agriculture familiale… mais elle est un actionnaire important de la BM, siège dans ses instances décisionnelles et lui alloue €130 millions par an (dont une partie vient de nos impôts !). Ce faisant, elle cautionne des projets scandaleux qui vont à l’encontre des discours qu’elle tient dans notre pays. En plus, la Belgique ne rend pas publiquement compte des positions qu’elle défend à la Banque mondiale. Elle y agit quasi clandestinement.

Vous aussi, vous trouvez ça scandaleux et souhaitez plus de cohérence et de transparence ? Alors refusez d’être trompés par le gouvernement et faites tomber vos cornes.

Lire l’argumentaire complet « La participation de la Belgique au sein de la Banque mondiale : un modèle à revoir. »

La Banque mondiale, c’est quoi ?

La Banque mondiale, c’est l’institution internationale la plus importante en matière de financement des pays en voie de développement. Elle a deux objectifs ambitieux : le premier, c’est de lutter contre la pauvreté et le deuxième est de promouvoir la prospérité partagée. Elle rassemble aujourd’hui 188 États.

Au-delà de son aura sur les gouvernements des États (particulièrement les plus pauvres), c’est également l’institution la plus influente auprès des autres acteurs de la coopération internationale : c’est un leader d’opinion et tant ses politiques que ses financements orientent les stratégies de financements des autres donateurs. En fait, c’est elle qui dicte les règles du jeu.

La Banque mondiale est aujourd’hui un groupe de cinq institutions qui dispose d’un processus de gouvernance assez complexe, avec deux structures décisionnelles (le Conseil des Gouverneurs et le Conseil des Administrateurs). Toutes les décisions sont prises par consensus et à huis clos, ce qui rend l’institution opaque et anti-démocratique.

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La Banque mondiale et l’agriculture

Comme bien d’autres, la Banque mondiale reconnait que l’agriculture est centrale pour le développement : il convient d’investir plus et mieux dans le secteur agricole pour lutter contre la pauvreté. Elle souligne l’importance de cibler les petits agriculteurs familiaux.

Mais, dans les faits, la Banque mondiale finance de plus en plus des projets agricoles de types « industriels », c’est-à-dire des projets sur d’immenses surfaces de terre, avec de la monoculture, des produits chimiques, une mécanisation importante et tournés vers l’exportation. Ces projets de centaines de millions d’€ sont mis en œuvre par les gouvernements des pays bénéficiaires et, de plus en plus, par des entreprises du secteur privé, grâce à des financements de la Banque mondiale.

De plus, la Banque mondiale exerce une pression sur les pays en voie de développement pour qu’ils accueillent favorablement ces grands investisseurs en leur offrant des avantages fiscaux, sociaux et environnementaux (Doing Business, Enabling business for agriculture, etc.).

Conséquences : les petits producteurs se retrouvent marginalisés, expulsés de leurs terres ou privés de leur accès à l’eau, mais sont aussi mis en concurrence avec des géants de l’agrobusiness sur leurs propres marchés ou réduits à l’état d’ouvriers agricoles.

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La participation de la Belgique à la Banque mondiale

La Belgique exerce un rôle majeur au sein de la Banque mondiale. Elle en est un actionnaire puissant depuis sa création (1945) et dispose, du coup, d’une place importante au sein de ses instances décisionnelles. De plus, notre gouvernement continue à donner environ €130 millions à la Banque mondiale tous les ans.

La Belgique participe, via son Ministre des Finances, au Conseil des Gouverneurs composé d’un gouverneur par État membre (188 au total) qui se réunit deux fois par an pour statuer sur les politiques et stratégies majeures de la Banque.

Elle siège aussi au Conseil des Administrateurs, composé de 25 membres, qui est en charge de la gestion opérationnelle des différentes institutions de la Banque. C’est un fonctionnaire envoyé par le Ministère des Finances qui y représente la Belgique ainsi que neuf autres pays européens. Il participe aux deux réunions hebdomadaires à Washington et vote, avec ses 24 pairs, notamment l’octroi de crédits et des dons.

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La Belgique, entre incohérence et opacité

La Belgique joue un rôle actif au sein de la Banque mondiale par l’argent qu’elle lui alloue mais aussi par sa position privilégiée dans les instances décisionnelles.

Mais cet argent – notre argent en fait puisque finalement on parle de nos impôts – il sert à quoi ? On ne le sait pas exactement. Et quelles positions tiennent les représentants belges dans ces instances ? On ne le sait pas vraiment non plus… Rien ne dit qu’ils défendent le soutien prioritaire à l’agriculture familiale ? Ou qu’ils ne disent pas oui à ces méga projets de soutien à l’agriculture industrielle ? Ou à ces politiques destructives d’accueil des investissements étrangers…

En fait, on ne sait rien car les représentants belges discutent et votent en toute opacité. Et ça, ce n’est pas démocratique ! Et que la Belgique soutienne et participe à une institution qui favorise l’agrobusiness, alors qu’elle s’est engagée à soutenir les agriculteurs familiaux au Sud, c’est carrément incohérent.

Mais on a décidé de ne pas se laisser faire. On va interpeller le gouvernement belge pour qu’il participe de manière COHÉRENTE et TRANSPARENTE à la Banque mondiale. Et on compte sur vous aussi !

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Revendications

Les politiques, stratégies et financements de la Banque mondiale sont incohérents avec les engagements nationaux et internationaux pris par la Belgique (respect des droits de l’homme, cohérence des politiques, etc.), notamment dans le secteur de l’agriculture et de la sécurité alimentaire.

Le déficit démocratique dans la participation de notre pays aux instances de décision de la Banque mondiale, alors même qu’elle y joue un rôle important, est criant.


SOS Faim et les organisations partenaires de la campagne demandent donc à la Belgique de :

  1. Transférer au Ministre de la Coopération au développement le mandat de représenter la Belgique au sein de la Banque mondiale
  2. Préciser le cadre d’intervention de la Belgique au sein de la Banque mondiale
  3. Alerter et mettre en débat, au niveau des instances de gouvernance, l’orientation des stratégies de la Banque mondiale

Donner le mandat au Ministre de la Coopération au développement

Parce qu’il y en a marre d’être trompés, faites tomber vos cornes !

Aujourd’hui, c’est le Ministre des Finances qui participe au Conseil des Gouverneurs de la Banque mondiale et c’est un fonctionnaire envoyé par son Ministère qui y représente la Belgique.

Cela n’est pas normal puisque la Banque mondiale est une institution œuvrant pour le développement et que l’argent que la Belgique lui alloue annuellement provient du budget de la coopération au développement.

Même si aujourd’hui les Ministères des Finances et de la Coopération au développement disent collaborer, nous demandons de :


Transférer au Ministre de la Coopération au développement le mandat de représenter la Belgique au sein de la Banque mondiale, en lieu et place du Ministre des Finances.

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Préciser le cadre d’intervention de la Belgique

Préciser le cadre d’intervention de la Belgique au sein de la Banque mondiale, à travers la mise en œuvre d’un plan de travail fixant les priorités et la stratégie de la Belgique au regard de la coopération belge, en cohérence avec les engagements nationaux et internationaux (droits humains, dimension genre, etc.).

Ce plan de travail devra (1) être élaboré suite à une consultation des experts et de la société civile, (2) être approuvé par le Parlement fédéral et (3) fixer les modalités de contrôle démocratique des positions de la Belgique au sein de la Banque mondiale. Parmi celles-ci : une audition annuelle au Parlement fédéral, avant les rencontres annuelles d’automne de la Banque mondiale, et une restitution des rencontres annuelles, au niveau du Parlement fédéral et de la société civile belge.

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Mettre en débat les stratégies de la Banque mondiale

La Banque mondiale privilégie l’agrobusiness et l’investissement du secteur privé en général, avec des stratégies de plus en plus orientés vers la prise de contrôle directe, sous des modalités très diverses (concessions, achats directs, etc.), de vastes étendues de terres là où elles sont réputées « disponibles », bon marché et productives, en vue de produire principalement des denrées alimentaires exportables et des agrocarburants.

De façon ciblée, en matière de sécurité alimentaire et lutte contre la faim, nous demandons de :

  • Alerter et mettre en débat, au niveau des instances de gouvernance, l’orientation des stratégies de la Banque mondiale telles que le Doing Business, l’Enabling Business for Agriculture et autres indicateurs d’évaluation des politiques agricoles et d’investissement, en ce qu’ils favorisent un système de production agricole conduisant à l’accaparement et à l’exploitation des ressources, au détriment des paysan(ne)s.
  • Défendre, au sein des instances décisionnelles de la Banque mondiale, un soutien prioritaire à l’agriculture familiale et aux organisations paysannes.
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Les cas concrets

SOS Faim et des organisations paysannes dans le Sud ont mené l’enquête sur le terrain pour comprendre en quoi consistait réellement certains projets financés par la Banque mondiale, comment ils étaient menés, quels acteurs étaient impliqués, comment les populations locales voyaient ces projets et quelles étaient les conséquences positives et négatives pour elles, etc.

Ces études de cas ont été réalisées par des consultants indépendants locaux au Bénin, au Burkina Faso et au Sénégal. Nous avons aussi creusé des cas en République Démocratique du Congo et au Pérou.

Dans toute cette histoire de tromperie mise en avant dans cette campagne, finalement les plus trompés et les premières victimes sont les populations locales, et en particulier les petits paysans du Sud, parce que non seulement ils croyaient que l’argent de la coopération belge et les projets de la Banque mondiale les aideraient mais en plus ils subissent parfois de plein fouet certaines conséquences dramatiques de ces investissements (expulsion de leurs terres, pollution, etc.)

hey, tu savais que tu étais trompé?

La participation de la Belgique à la Banque mondiale pose sérieusement question et va à l’encontre de certains engagements pris au niveau national et international. Il est temps que notre gouvernement agisse de manière plus cohérente et transparente.

Refusez d’être trompés par le gouvernement et faites tomber vos cornes de cocu !

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Ensuite, choisissez des cornes pour vos amis parmi les propositions à droite et envoyez-les via Facebook.

Merci !

Avec votre soutien, nous pouvons faire bouger les choses. Parlez-en autour de vous car, ensemble, on est plus forts !
  1. Choisissez une belle paire de cornes de cocu pour vos amis parmi les propositions et envoyez-la via Facebook.

    Ils sont trompés mais, comme vous, ils peuvent aussi agir !

  2. Partagez le site ou le spot de campagne avec vos connaissances.

Choisissez des cornes de cocu pour vos amis et envoyez-les via Facebook !

hey, tu savais que tu étais trompé?

La participation de la Belgique à la Banque mondiale pose sérieusement question et va à l’encontre de certains engagements pris au niveau national et international. Il est temps que notre gouvernement agisse de manière plus cohérente et transparente.

Refusez d’être trompés par le gouvernement et faites tomber vos cornes de cocu !

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Merci !

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    Ils sont trompés mais, comme vous, ils peuvent aussi agir !

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Partenaires

Cette campagne initiée par SOS Faim est soutenue et menée en partenariat avec de nombreuses organisations belges et ouest-africaines.

hey, tu savais que tu étais trompé?

La participation de la Belgique à la Banque mondiale pose sérieusement question et va à l’encontre de certains engagements pris au niveau national et international. Il est temps que notre gouvernement agisse de manière plus cohérente et transparente.

Refusez d’être trompés par le gouvernement et faites tomber vos cornes de cocu !

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