4029 signatures et de belles avancées politiques !

La campagne s’est clôturée le 20 décembre dernier et le bilan est positif. Grâce aux milliers de signatures récoltées, nous avons obtenu de belles avancées. Des décisions politiques ont été prises récemment dans le sens de nos revendications. Mais le combat continue !

À l’occasion d’une rencontre avec le Cabinet du Ministre de la Coopération et le Cabinet du Ministre des Finances, SOS Faim a communiqué les 4029 pétitions récoltées et souligné les évolutions positives dans ce dossier.

En effet, parmi les trois chefs de revendication que nous avons portés, deux d’entre eux ont été, au moins partiellement, rencontrés dans les décisions politiques de ces derniers mois :

– Demande de transfert de la compétence du Ministre des Finances vers le Ministre de la coopération : le gouvernement s’est engagé sur une tutelle partagée entre Ministre des Finances et le Ministre de la Coopération et cet engagement s’est traduit en un texte de loi.

– Demande d’un reporting précis des positions du gouvernement à la BM auprès des parlementaires et de la société civile : une audition du représentant de la Belgique à la BM devant les parlementaires a eu lieu le 25 octobre dernier et une déclaration de position envoyée par le Ministre avant la conférence annuelle de la Banque. Le gouvernement travaille à présent à un mémorandum pour institutionnaliser et systématiser des modalités de « reporting ».

Le combat continue !

Ces deux nouveautés sont des avancées qui vont dans la bonne direction et SOS Faim s’en réjouit. Il reste néanmoins encore du travail, notamment sur le troisième chef de revendication : le positionnement et l’engagement de la Belgique sur certains dossiers, et particulièrement sur le dossier de l’agriculture.

Nous plaidons pour que la Belgique défende au sein de la BM une vision du développement et des projets qui ciblent « l’agriculture familiale durable » dans la lignée de la Note stratégique Agriculture et Sécurité alimentaire que la Belgique s’est fixée.

La vision du développement de l’agriculture au sein de la BM est fortement orientée vers l’agrobusiness et les grandes plantations et trop de projets financés par la BM négligent, voire même parfois nuisent aux intérêts des agriculteurs familiaux et des organisations paysannes.

4029 citoyens, à travers leurs pétitions, se sont joints symboliquement à SOS Faim le 20 décembre dernier pour demander au gouvernement de mettre l’agriculture familiale en haut de l’agenda du développement.

Espérons que les échanges lors de cette rencontre permettront de faire avancer cette ligne de revendication.

4029 signatures et de belles avancées politiques !

La campagne s’est clôturée le 20 décembre dernier et le bilan est positif. Grâce aux milliers de signatures récoltées, nous avons obtenu de belles avancées. Des décisions politiques ont été prises récemment dans le sens de nos revendications. Mais le combat continue !

À l’occasion d’une rencontre avec le Cabinet du Ministre de la Coopération et le Cabinet du Ministre des Finances, SOS Faim a communiqué les 4029 pétitions récoltées et souligné les évolutions positives dans ce dossier.

En effet, parmi les trois chefs de revendication que nous avons portés, deux d’entre eux ont été, au moins partiellement, rencontrés dans les décisions politiques de ces derniers mois :

– Demande de transfert de la compétence du Ministre des Finances vers le Ministre de la coopération : le gouvernement s’est engagé sur une tutelle partagée entre Ministre des Finances et le Ministre de la Coopération et cet engagement s’est traduit en un texte de loi.

– Demande d’un reporting précis des positions du gouvernement à la BM auprès des parlementaires et de la société civile : une audition du représentant de la Belgique à la BM devant les parlementaires a eu lieu le 25 octobre dernier et une déclaration de position envoyée par le Ministre avant la conférence annuelle de la Banque. Le gouvernement travaille à présent à un mémorandum pour institutionnaliser et systématiser des modalités de « reporting ».

Le combat continue !

Ces deux nouveautés sont des avancées qui vont dans la bonne direction et SOS Faim s’en réjouit. Il reste néanmoins encore du travail, notamment sur le troisième chef de revendication : le positionnement et l’engagement de la Belgique sur certains dossiers, et particulièrement sur le dossier de l’agriculture.

Nous plaidons pour que la Belgique défende au sein de la BM une vision du développement et des projets qui ciblent « l’agriculture familiale durable » dans la lignée de la Note stratégique Agriculture et Sécurité alimentaire que la Belgique s’est fixée.

La vision du développement de l’agriculture au sein de la BM est fortement orientée vers l’agrobusiness et les grandes plantations et trop de projets financés par la BM négligent, voire même parfois nuisent aux intérêts des agriculteurs familiaux et des organisations paysannes.

4029 citoyens, à travers leurs pétitions, se sont joints symboliquement à SOS Faim le 20 décembre dernier pour demander au gouvernement de mettre l’agriculture familiale en haut de l’agenda du développement.

Espérons que les échanges lors de cette rencontre permettront de faire avancer cette ligne de revendication.

L’Administrateur de la Belgique à la BM enfin auditionné au Parlement fédéral

C’est une première en Belgique. Le représentant de la Belgique à la Banque Mondiale, soit un haut fonctionnaire du Ministère des Finances, a passé une audition devant les parlementaires de la Commission Relations Extérieures (Relex) du Parlement Fédéral.

Pour SOS Faim, certains parlementaires et d’autres organisations de la société civile qui se mobilisent depuis longtemps sur ce dossier, cette audition est un succès. Ce n’est pas tant le contenu de l’audition qui mérite d’être souligné – il s’agissait davantage d’une prise de contact – mais c’est le processus qu’il faut saluer dans la perspective d’institutionnaliser et de systématiser ce genre d’échange.

Trois heures d’audition. Quasi tous les partis tant de la majorité que de l‘opposition étaient représentés et après un exposé d’une petite heure sur l’institution de la BM, ses processus de gouvernance, ses priorités et ses évolutions futures, un échange sur le mode de questions-réponses entre les parlementaires et Monsieur Godts, haut fonctionnaire du Ministère des Finances, représentant la Belgique mais aussi 9 autres pays au sein du Conseil d’Administration de la BM.

Nous retenons de cette audition, par rapport à nos priorités, quatre points:

1. La BM a évolué positivement au cours de ces dernières années et tente de prendre en compte les critiques formulées à son égard, particulièrement par la société civile.

2. Le processus décisionnel au sein de la BM privilégie le consensus : technique admirable selon M. Godts qui dit aussi devoir représenter et concilier les intérêts de 9 autres États, ce qui ne permet pas de positionner de façon singulière la Belgique.

3. Interrogé par plusieurs parlementaires sur l’incohérence des projets financés par la BM dans le secteur agricole, M. Godts a :
– salué le document de campagne de SOS Faim
– répondu aux critiques sur l’agrobusiness en stipulant que cela visait surtout les investissements à travers le canal de la SFI, mais que 80% des projets financés dans le cadre de l’IDA étaient en faveur des micro-petites et moyennes entreprises. Ce chiffre est surprenant et SOS Faim qui n’a pas pu intervenir lors de l’audition vient d’envoyer une question écrite à M. Godts visant à obtenir une référence officielle sur ce chiffre.
– insisté sur le besoin d’augmenter massivement la production pour faire face au défi démographique d’ici à 2050, sans malheureusement préciser ou conclure que c’étaient les agriculteurs familiaux qu’il fallait renforcer à cette fin.

4. Une proposition formulée en fin de séance par le Parlementaire SPA Dirk Van der Maelen à l’initiative de cette audition pour mettre en place un groupe de travail qui formulerait des propositions de mécanismes de transparence et de dialogue entre le Parlement, le gouvernement et la société civile sur la participation de la Belgique à la Banque Mondiale. Seules des rencontres systématiques permettront d’assurer une réelle redevabilité des responsables à la BM et d’aborder dans le détail et le concret les projets et les stratégies de la Banque qui posent question.

Les positions belges dans un rapport officiel

Jusqu’il y a peu, l’opacité était totale sur les positions défendues par la Belgique à la BM. Un coin de transparence est apparu puisque la Belgique a publié un premier rapport reprenant les positions qu’elle allait défendre lors de la grande assemblée du Groupe Banque mondiale du 7 au 9 octobre.

Même si ce rapport du Ministère des Finances au Parlement sur l’engagement belge n’apporte aucun élément concernant la vision et les positions défendues au niveau de la Belgique sur les questions agricoles – simplement car celles-ci n’étaient pas à l’agenda de cette rencontre –, sa publication est en soi une petite victoire vers la voie de la transparence.

Jusqu’à présent, la Belgique ne publiait qu’une fois par an un document très général sur ses positions à la Banque mondiale. Elle ne partageait jamais quelles positions elle allait réellement défendre sur des questions précises. Or, dans ce cas-ci, elle revient de manière succincte sur trois sujets : la redistribution du poids des votes et la participation des actionnaires de l’IBRD ; le rapport « Forward Look » sur la vision d’avenir du groupe BM à l’horizon 2030 ; la révision des mesures de protection de la BM (Safeguard Policies).

La publication de ce rapport est donc un autre premier pas de la Belgique en vue de plus de transparence sur ses agissements à la BM. Nous allons continuer notre plaidoyer pour que ce type de rapport soit systématisé et rendu obligatoire au moins deux fois par an.

Lire le rapport complet du Ministre des Finances :
minfin-report-28-09-16

Finances et Coopération au développement main dans la main à la BM

Bonne nouvelle ! Nous dénoncions dans la campagne une incohérence majeure : le mandat « Banque mondiale » se trouve dans les mains du Ministère des Finances alors que l’argent émane du Ministère de la Coopération au développement. Notre gouvernement a revu le tir et a décidé de partager ce mandat.

Le 7 octobre, le Ministère des Affaires étrangères a publié une nouvelle réjouissante : « Le ministre des Finances et le ministre de la Coopération au développement partageront désormais le mandat de représentation de la Belgique à la Banque mondiale. (…) Le mandat partagé est une étape logique. La Banque mondiale est aujourd’hui le principal partenaire multilatéral de la politique belge de développement et le principal acteur mondial dans le domaine du développement international. Cette décision permet à notre pays de peser davantage, avec sa politique de développement international, sur la politique de la Banque mondiale ».

Cette compétence partagée est une bonne nouvelle et, espérons-le, un premier pas vers une passation complète à terme. En effet, pour une cohérence totale dans la politique de coopération au développement de la Belgique, notre campagne réclame un transfert complet du mandat vers le Ministère de la Coopération. Nous n’avons pas encore pu interpeller les Ministères sur les raisons complètes de ce partage de compétence mais leur réponse sera probablement celle qu’on trouve dans le communiqué : « le partage de la tutelle permet de combiner l’expertise et la connaissance de terrain de la politique belge de développement avec l’expertise financière et bancaire des Finances ».

Selon nous, la décision la plus logique serait de transférer complètement ce mandat au Ministère de la Coopération afin que celui-ci soit le seul interlocuteur belge auprès de la BM et le premier décisionnaire dans les choix stratégiques à opérer dans les politiques de développement. Le Ministère des Finances aurait un rôle d’expert qui serait consulté quand cela s’avère nécessaire. Mais ne soyons pas trop gourmand… ce partage de compétence est un premier pas qu’il faut saluer !

Lire le communiqué du Ministère des Affaires étrangères belges

Rencontre avec le représentant de la Belgique à la BM : notre débriefing

Après une première réunion avec les collaborateurs du représentant de la Belgique à la BM le 9 mai , SOS Faim a eu la chance de rencontrer le représentant lui-même. Monsieur Godts est Belge, il siège à Washington où il représente la Belgique et 9 autres États (voir le document de campagne de SOS Faim). Il était en mission à Bruxelles et a rencontré SOS Faim et les coupoles des ONG francophones et néerlandophones.

L’accueil que nous a réservé Monsieur Godts est résolument positif. C’était un vendredi en fin de journée (3 juin 2016). Monsieur Godts avait lu son dossier (ce qui n’est pas la norme!) et a commencé par nous laisser la parole pour exposer notre point de vue. SOS Faim a pu expliquer sa campagne : les revendications par rapport à la participation de la Belgique au sein de la BM (manque de transparence et de cohérence), mais aussi les critiques de la société civile par rapport aux financements et aux stratégies de la BM dans le secteur agricole.

Cette rencontre a donc aussi été l’occasion d’un plaidoyer pour l’agriculture familiale et d’une discussion franche sur le potentiel des mouvements paysans, le coopérativisme, et les marges de financement à explorer en dehors de l’agrobusiness pour une agriculture qui rencontre les enjeux globaux… contrairement à l’orientation privilégiée par le groupe de la Banque Mondiale.

Sans chercher à s’en défendre, Monsieur Godts a convenu qu’il y avait certainement des améliorations à apporter dans le choix des projets à soutenir mais qu’il fallait également prendre en compte les stratégies des gouvernements des pays concernés. Il a confié qu’il était précieux et utile que la société civile puisse mettre en avant des projets positifs de soutien à l’agriculture familiale, à relativement grande échelle.

Il a enfin souligné la prudence de la BM dans l’octroi de financements à certaines entreprises dont le respect des normes sociales et environnementales sont contestables. Ainsi la demande de financement de $35 millions de la société Socfin, entreprise belgo-luxembourgeoise d’exploitation d’huile de palme, a été « mise au frigo », en attendant une résolution des conflits sociaux qui la concernent. Cette entreprise est dénoncée par de nombreuses organisations, dont SOS Faim, pour violations des droits de l’homme en Afrique et en Asie.

Pour en revenir à notre campagne, Monsieur Godts nous a confié qu’une réflexion était en cours en vue de répondre aux revendications de transparence et cohérence portées par SOS Faim et la société civile. Un projet de rapport semestriel à destination des parlementaires et de la société civile serait à l’étude… À suivre…

Pourquoi des cornes pour les Diables rouges ?

diables

Dans la haute antiquité, les cornes étaient un symbole de la dignité et de la puissance… mais elles étaient également employées pour désigner un mari ou une femme trompé par son-sa conjoint-e, d’où la célèbre expression « porter/avoir les cornes » encore utilisée aujourd’hui.

En cette année 2016, nos Diables rouges sont certes un symbole de dignité et de puissance, mais ils sont également, sans le savoir, une belle bande d’hommes trompés… comme tous les Belges ! En effet, avec l’argent de nos impôts, le gouvernement belge dit soutenir les petits agriculteurs pour lutter contre la faim… mais, en réalité, à travers sa participation à la Banque mondiale, il fait le contraire ! Il favorise surtout l’agrobusiness et les multinationales.

Les Diables rouges sont trop occupés par l’Euro actuellement pour refuser cette grande tromperie, par contre, vous pouvez tout de suite faire tomber vos cornes pour montrer au gouvernement que vous n’êtes pas dupes en signant notre pétition.

signe

Un projet de résolution de loi sur la table du Parlement fédéral

Premier résultat probant de la campagne ! Un projet de résolution de loi intégrant les préoccupations majeures de notre campagne « Tous trompés ! » visant à revoir la participation belge au sein de la Banque mondiale a été déposée à la Chambre des représentants le 17 mai dernier par le groupe socialiste. Elle sera discutée en plénière prochainement…

Lire le projet de résolution

Il faut maintenant convaincre les parlementaires de la majorité d’appuyer cette résolution.

Renforçons la pression citoyenne : signez et invitez vos amis à signer la campagne www.toustrompés.be.

Ils parlent de la campagne

Le journal Le Soir a publié un article qui parle de la Banque mondiale et cite la campagne « Tous trompés! ».

Voir l’article

Lancement de la campagne Tous Trompés !

Ça y est, la campagne « Tous trompés ! » a été officiellement lancée ce jeudi 14 avril ! En ce jour funeste, le Mont des Arts à Bruxelles a été le témoin d’une corrida sanglante au terme de laquelle notre bête à corne fut terrassée par le ministre trompeur !

À la veille de la rencontre du Conseil des gouverneurs de la Banque mondiale à Washington à laquelle siège notre Ministre des Finances, SOS Faim et ses partenaires ont organisé à Bruxelles une corrida voyant s’affronter un toréador aux couleurs de la Belgique et un citoyen belge cornu. Cornu, c’est-à- dire trompé par son gouvernement qui dit soutenir l’agriculture familiale mais qui, à travers sa participation à la Banque mondiale, encourage l’agrobusiness au détriment des petits paysans.

Lors de cette tragique corrida, un premier taureau a été abattu… mais les autres ont décidé de ne pas se laisser faire ! Actuellement tous trompés, nos citoyens cornus ont décidé, depuis le 14 avril, de faire tomber leurs cornes et montrer au gouvernement belge qu’ils ne sont pas dupes.

Découvrez cette incroyable corrida en vidéo et en photos !

Voir la vidéo

Voir les photos

 

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